Je vais me faire une petite cigarette. J’extraie le nécessaire de la poche de ma veste. En dépliant la blague, je trouve mes feuilles et en arrache une au paquet. Après m’être assuré de l’avoir disposée correctement, je pioche un filtre que je place à son extrémité. C’est seulement alors que je prélève par pincées une quantité suffisante de tabac que je viens ensuite disperser longitudinalement sur la feuille. En son milieu, mes index et pouces viennent jouer le rôle de rouleaux en se déplaçant vers l’extérieur pour transformer progressivement le tout en une sorte de tube. Ma main gauche bloque le papier derrière le filtre tandis que la droite le glisse derrière le tabac, puis ce sont les deux mains qui roulent d’un même élan. Au stade de l’étape finale, je porte la préparation à mon visage afin de lécher la brillante bande collante. Mais ma langue ne trouve pas la feuille. Merde, je porte encore mon masque ! J’ai l’air con et les mains prises.
