Le langage regorge de facéties insoupçonnées. Mais encore faut-il le secouer pour que – au-delà de sa froide mécanique – se révèlent dans toute leur splendeur caustique ses vérités cachées. Démonstration : mélangez les lettres que composent le mot chauve-souris et vous obtiendrez souche à virus. De la même manière, la crise économique devient le scénario comique et le réchauffement climatique se transforme en ce fuel qui tache le firmament. C’est indéniable, le désordre a de plaisantes vertus, et l’anagramme est une arme douce quand les temps sont durs.