L’autre jour, j’ai entendu à la radio une personnalité littéraire de renom qui exposait sa vision internationale de la création. Selon celle-ci, il y aurait une différence fondamentale entre les écrivains qu’ils soient américains ou français. Les auteurs de notre vieux pays prendraient la plume parce qu’ils ont beaucoup lu, tandis que leurs homologues du nouveau continent passeraient à table parce qu’ils ont beaucoup vécu. L’opposition est intéressante. Français ou américain, vivre ou lire, faut-il choisir ? À la réflexion sagement mûrie, transcendant les nationalités et les raisons d’écriture, je décide de devenir un écrivain transatlantique.
