Ah, c’est bien beau de créer un blog littéraire ! Comme dans une histoire d’amour, les débuts débordent d’enthousiasme et d’innocence – on poste alors allègrement – mais par définition, ils ne durent pas. Soyons honnêtes, rapidement, le doute s’installe : quelle est la véritable nature de cette créature sans forme ? Dans la durée, sa présence s’avère plus envahissante qu’on ne l’aurait cru. Le blog est toujours là, tapi dans l’ombre dématérialisée, il guette les miettes de prose qui pourraient tomber d’un cahier par accident. Car il faut alimenter le monstre, et Dieu sait qu’il est vorace, voire insatiable, à l’affût permanent d’un billet potentiel qu’il serait susceptible de se mettre sous la dent. C’est ainsi que TOUT peut être croqué par les écrits chroniques.