J’ai appris aujourd’hui que l’univers refroidissait. Je me dis que cela nous fait un point commun. Car en effet, qu’on le veuille ou non – si ce n’est la diversion de quelques variations thermiques négligeables en chemin telles que sont la fièvre et les saisons – on avance tous vers un inéluctable froid, tâchons de nous en souvenir. Désormais, quand le réchauffement climatique me donnera l’impression convaincante d’étouffer, que le catastrophisme me reprendra par bouffées, sur le bûcher flamboyant de la culpabilité humaine, je pourrais me rafraîchir avec cette lugubre pensée et cette frissonnante promesse que nous partageons avec le grand Tout.