Chaque soir, l’heure entre chien et loup me prend irrésistiblement à la jugulaire. On dit que les fous, les mourants et les nouveau-nés sont particulièrement sensibles à la perte du jour, à l’entrée quotidienne dans les ténèbres, mais ils ne sont pas les seuls. Ce soir encore, il me faudra quelques verres pour qu’à cette heure ma gorge et ma mâchoire se desserrent et, qu’au milieu des canidés, je puisse moi aussi affronter la nuit et hurler à la lune.
